Sur la précédente programmation (2000-2006), les crédits des fonds structurels étaient attribuésà travers trois grands objectifs :
- l’objectif 1, qui concernaient les régions et les pays en retard dedéveloppement et qui, en France, bénéficiaient aux 4 départements d’outre-mer (DOM), ainsique, à titre transitoire, à la Corse et à trois arrondissements du Hainaut français (NordPas-de-Calais).
- l’objectif 2, qui soutenait des zones connaissant des difficultés structurelles,tels que les territoires industriels en mutation, les zones rurales en déclin et les zones urbainesen difficulté. Cet objectif donnait lieu dans chaque Etat membre à l’établissement d’unzonage, seuls les territoires zonés étant éligibles à des financements du FEDER et du FSE ;
- l’objectif 3, consacré aux politiques de formation et d’emploi, qui estfinancé par le FSE et s’adressait à tous les territoires (hors objectif 1).

Une part moins importante des fonds structurels était, en outre, mise en œuvre dans lecadre de quatre initiatives communautaires : Leader +, qui soutient le développement local enmilieu rural, Urban II, destiné aux quartiers urbains en crise, Equal, qui vise à réduire lesdiscriminations sur le marché du travail et Interreg III qui favorise la coopération entreterritoires européens.

Pour l’actuelle programmation (2007-2013), les trois objectifs prioritaires sont redéfinisde la manière suivante :
- l’objectif 1, rebaptisé « convergence », reste destiné aux pays et régions enretard de développement ; en France, seuls les 4 DOM continueront à en bénéficier ;

- l’objectif 2, dénommé « compétitivité régionale et emploi » rassemble lesfinancements alloués actuellement dans le cadre des objectifs 2 et 3. Il sera désormais accessibleà tous les territoires (suppression du zonage) et axé sur un certain nombre de thématiquesinspirées de la stratégie de Lisbonne ;
Il faut insister sur l’impact de la suppression du zonage pour un pays comme le nôtre,où 2/3 de la population vit aujourd’hui dans des territoires non bénéficiaires de lapolitique régionale. Si ce changement constitue une grande avancée, il faut garder à l’espritqu’il s’accompagnera d’une plus grande sélectivité des projets et que lesterritoires nouvellement concernés devront rattraper un retard considérable sur les autres dans lacompréhension de la lourde mécanique des fonds structurels et acquérir sans tarder les compétencesnécessaires à l’élaboration des dossiers de candidatures. 
- l’objectif 3, intitulé « coopération territoriale européenne », vise àdévelopper les actions actuellement subventionnées dans le cadre de l’initiative InterregIII.

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