Lors de son audition, M. Jean-Pierre RAFFARIN a réaffirmé son attachement à la clause de compétence générale, estimantqu’elle était l’expression de la liberté des élus et une garantie pour leur permettrede mener leurs projets. Il a indiqué qu’ il était également favorable aux financements croisés en expliquant qu’ils permettaient aux petitescommunes de démarcher plusieurs « guichets » afin de financer leurs projets. Il a estiméenfin que l’intercommunalité devait continuer à fonctionner sur un mode collégial et nonhiérarchique.

M. Jean-Pierre RAFFARIN a considéré qu’il existait aujourd’hui, enréalité, deux voies concurrentes pout conduire la réforme des collectivités territoriales :
- la première voie revient à avancer dans la direction de l’absorption des départementspar les régions
à travers la création, dans un premier temps, d’une collectivité territoriale unique rassemblant les deux niveaux de collectivités. Cerapprochement est susceptible de s’opérer par étapes, en commençant par la désignationd’élus uniques et par le rapprochement des administrations. La logique de cette évolutionrevient à confier au niveau régional la responsabilité de lever l’impôt et, au niveaudépartemental, celle de conduire les politiques territoriales ;
- la seconde, qui privilégie le choix départemental, consiste à poursuivre dans la voiechoisie en 2003
de conjuguer le renforcement de la vocation de proximité du département etcelui de la puissance économique de la région. Dans ce cas, la région devient essentiellement unsupport pour les compétences d’attractivité et la question de sa taille optimale estposée.

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