Force est de constater que le scrutin majoritaire n’est utilisé que dans une minorité de cas pourles élections locales. Aujourd’hui en France, cinq régimes distincts ont été institués, – où lescandidatures sont libres et dispensées de toute obligation de présentation – pour les électionslocales.

Dans les régions s’applique un système proportionnel avec répartition des siègesentre les sections qui correspondent aux départements de la région et prime majoritaire. Quant auprésident de la région, il est élu par le conseil régional qu’il préside également.

Dans les départements, les conseillers généraux sont élus dans chaque canton auscrutin majoritaire uninominal à deux tours. Le président du conseil général est élu en son seinpar les membres de cette assemblée.

Dans les communes de l’Hexagone, le mode d’élection du maire par le conseilmunicipal est identique. Trois régimes sont en revanche applicables à l’élection des assembléesmunicipales.

Les conseillers municipaux des communes de moins de 3 500 habitants sont élus au scrutinmajoritaire plurinominal à deux tours avec panachage.

Des listes doivent être constituées dans les communes de plus de 3 500 habitants où s’appliqueun scrutin majoritaire tempéré de proportionnelle : la liste qui obtient le plus de voix reçoitd’emblée la moitié des sièges. Le reste des sièges est réparti entre toutes les listes à lareprésentation proportionnelle à la plus forte moyenne.

Enfin Paris, Lyon et Marseille bénéficient d’un régime spécifique car l’élection s’y déroule parsecteur selon les règles applicables aux communes de plus de 3 500 habitants.

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