« Le Président de la République est le garant des institutions, il ne peut pas montrer ainsi du doigt la Justice française »

Face aux propos de François Fillon qui juge le mouvement des magistrats de Tours et d’Orléans« excessif »,  Jacqueline Gourault a rappelé que le Président de la République avaitdéjà pointé du doigt les magistrats lors de nombreux événements comme la réforme de la cartejudiciaire, et ce sans aucune concertation de ces derniers. Elle a ensuite affirmé : « LePremier ministre doit se rendre compte qu’il n’est pas possible de gouverner enmontrant sans cesse des boucs-émissaires ».

Face aux attaques répétées du chef de l’Etat, que ce soit envers les professeurs, lespoliciers, les élus et désormais les magistrats, Jacqueline Gourault a réagi vivement :
«Quand on ne cesse de cibler des catégories socioprofessionnelles, cela finit par fairebeaucoup et je crois qu’un jour les boucs-émissaires finissent par se révolter. Et làc’est ce qui se produit dans la magistrature ».
La Sénatrice du Loir-et-Cher dénonçant le manque de moyens des magistrats corrélé à leur miseen accusation pour des événements dont ils ne sont pas responsables. Elle a ensuite rappelé le rôledu Président de la République vis-à-vis de la Justice : « Le Président de la République est le garant des institutions, il ne peut pas en tant quePrésident de la République et dans le respect de la séparation des pouvoirs, montrer ainsi du doigtla Justice française ; C’est insensé, c’est affaiblir à la fois la Justice et enmême temps le rôle du Président de la République. »

Jacqueline Gourault a ensuite évoqué le vote des sénateurs centristes contre la déchéance dela nationalité présente dans le projet de loi sur l’immigration, en réaffirmant qu’ilne pouvait pas exister deux catégories de Français.

Elle a conclu en évoquant des « relations normalisées » avec Maurice Leroy en vuedes élections cantonales de mars prochain, « les élus du Loir-et-Cher n’aimant pas laguerre ».

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