La moitié vise à « endiguer le dépeuplement médical dans les zones fragiles ».

Partant du constat que les futurs praticiens effectuent l’intégralité de leurs étudesen milieu urbain (et notamment leurs stages pratiques en CHU, alors que seulement 1 pour 100 sontappelés à y exercer leur profession), les sénateurs de la délégation préconisent d’abord deleur permettre de « découvrir l’intérêt d’exercer en milieu rural et de se départir decertaines idées reçues sur la vie quotidienne dans les zones concernées ». A cette fin, ilsrecommandent notamment de prévoir une année de formation pratique dans des zones fragiles (sansallonger la durée totale des études).

Les sénateurs émettent également plusieurs recommandations pour « favoriserl’installation des professionnels en exercice » : mettre à leur disposition, dans chaquerégion, un professionnel de l’ingénierie de projet pour les accompagner dans les démarches àaccomplir (administratives, recherches de financements, de partenaires…) ; créer undispositif national d’« assurance-investissement » garantissant aux candidats àl’installation en zone fragile le rachat de leur cabinet lors de leur cessationd’activité…

L’autre moitié des propositions de la Délégation vise à « optimiser le temps médical »,autrement dit à faire en sorte qu’une heure de travail d’un professionnel permette de réaliser lemaximum de soins, sans nuire à leur qualité.

Pour ce faire, les sénateurs émettent en particulier deux séries de suggestions :

– les unes tendent à éviter que les différents acteurs de la chaîne médicaleaccomplissent des tâches ne correspondant pas à leur niveau de qualification : les médecinspourraient ainsi être déchargés de certaines manipulations simples et répétitives grâce à uneincitation à la spécialisation des professionnels paramédicaux (par des formations complémentaires)et à la reconnaissance de la profession d’assistant de santé (par la mise en placed’une filière d’études adaptées associant connaissances de gestion, informatiques etmédicales) ;

– les autres portent sur le développement de la télémédecine : créer des plates-formesde télésanté ; clarifier le droit relatif à la télémédecine afin notamment d’identifier lesresponsabilités des différents intervenants ; généraliser le dispositif du tiers-payant aux actesde téléconsultation…

    Laissez une réponse

    • (Se sera pas publier)