Jacqueline Gourault réagit à la future obligation de déclaration de patrimoine des parlementaires.

"Une fois élu, chaque parlementaire doit déclarer son patrimoine à la Commission pour la transparence financière de la vie politique (http://www.commission-transparence.fr/declaration-de-patrimoine.html). Des sanctions sont prévues en cas d’omission d’une part substantielle ou d’évaluation mensongère.

Cette déclaration n’est aujourd’hui pas publique : c’est ce que le Président de la République propose de faire. C’est d’ailleurs le cas dans la majorité des pays européens. Le contrôle du patrimoine entre le début et la fin du mandat doit également être renforcé. C’est là, à mon sens, que la création d’une Haute Autorité est utile avec des moyens d’enquête et de contrôle, en remplacement de la commission dont les pouvoirs sont limités.

De plus, une déclaration d’activités et d’intérêts est rendue publique, depuis 2012, sur le site du Sénat http://www.senat.fr/declarations_activites_interets/. Cette mesure va dans le bon sens et mérite d’être approfondie. Une plus grande transparence, sur le modèle du Parlement européen, est également nécessaire afin de limiter au maximum les conflits d’intérêts.

Les récentes affaires concernant des personnalités politiques de premier plan ont des effets terribles pour tous les élus en ravivant le « tous pourris ». Or j’ai la conviction que l’intérêt général reste la préoccupation majeure de ceux qui ont des responsabilités locales et nationales.

Naturellement, quand la loi sera votée, et je la voterai, je me conformerai totalement aux détails de la déclaration.

Mais chacun sait que la transparence et l’honnêteté ne peuvent se limiter à la déclaration d’un patrimoine acquis par le travail ou celui de ses parents. C’est au travers de la vie quotidienne et en établissant un mur de verre entre sa fonction politique et les intérêts privés que pourra se rétablir la confiance."

L'article de la Nouvelle République

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