Intercommunalité en Loir-et-Cher : « on a commencé très prudemment »

Quels souvenirs gardez-vous des premiers pas de l'intercommunalité?

« Élue à partir de 1989, j'ai donc connu les 10 ans de préparation qui ont précédé la loi Chevènement de 1999, votée à l'unanimité au Sénat. On ne peut pas dire que l'intercommunalité était dans les mœurs mais il faut dire qu'il n'existait aucun outil législatif fort. On a beaucoup réfléchi et la conjonction de plusieurs événements a abouti à la création de la communauté de communes du Blaisois. »

Comment s'est effectuée la mise en place?

« Avec prudence car il y avait de l'appréhension de la part de certaines communes qui craignaient qu'on ne leur enlève du pouvoir. Dans un premier temps, certaines avaient même décidé de se regrouper pour ne pas être absorbée par Blois ! Finalement, tout le monde a bien compris que la ville centre était le moteur de l'activité. La Chaussée ne peut pas vivre indépendamment de Blois. On a eu l'intelligence de le comprendre, de dépasser les clivages et les a priori. »

Qu'a apporté l'intercommunalité au territoire?

« Sans elle, on n'aurait ni de centre aquatique ni de parc des Mées et le développement économique ne serait pas ce qu'il est. Elle a mis un terme à la compétition malsaine qui nuisait à tout le monde tout en donnant naissance à une vraie politique d'aménagement du territoire. Par exemple, lorsqu'il a été question de créer un pôle santé, personne ne s'est tiré la bourre. Les raisonnements sont devenus plus pragmatiques. Travailler ensemble a fait tomber des barrières au-delà des sensibilités politiques. L'intercommunalité a apporté de l'apaisement, ce dont on a bien besoin aujourd'hui. J'ai toujours pensé qu'il fallait cesser d'opposer la ville et la campagne car l'une entraîne l'autre. »

Croyez-vous qu'il faille aller plus loin?

« Il n'est pas souhaitable que le territoire devienne démesuré. Mais à la marge, des changements sont possibles. Par exemple, il ne serait pas invraisemblable que Saint-Claude-de-Diray et Montlivault intègrent Agglopolys. C'est le même bassin de vie. »

Propos recueillis par Henri Brissot

 

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