Pénurie de vaccins : des mesures annoncées dans le projet de loi Santé

Jacqueline Gourault a interrogé le Gouvernement sur la pénurie actuelle de vaccin.

C’est Mme Laurence Rossignol, Secrétaire d’État chargée de la Famille, de l’Enfance, des Personnes âgées, et de l’Autonomie, auprès de la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, qui lui a répondu.

Mme Jacqueline Gourault . – « Parents, pédiatres et pharmaciens sont inquiets. Le vaccin contre la tuberculose (BCG) et certains vaccins contre la coqueluche, la diphtérie, la polio et le tétanos, l’hépatite « B », la poliomyélite sont en rupture de stock ou en tension d’approvisionnement. Plus de 380 000 personnes ont signé une pétition, lancée le 13 mai 2015. On nous parle de vaccins hexavalents mais leurs adjuvants pourraient n’être pas totalement inoffensifs, ce qui ne peut que renforcer l’actuelle peur de la vaccination.

Comme de nombreuses personnes, j’aimerais comprendre les raisons de cette pénurie de vaccins.

Mme Laurence Rossignol, secrétaire d’État auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie . – Dès 2012, la ministre a imposé des mesures aux fournisseurs et grossistes pour éviter les ruptures de stock de vaccins. On ne peut toutefois aller plus loin sans une mesure législative. C’est pourquoi l’article 36 du projet de loi de modernisation de notre système de santé vise à renforcer les instruments d’anticipation à la disposition des pouvoirs publics, mais également les obligations qui pèsent sur les acteurs du circuit, afin d’éviter la pénurie de produits indispensables.

Le phénomène n’est pas uniquement français, l’Europe y travaille également. En attendant, il existe un vaccin hexavalent qui protège de six maladies ; il est conseillé pour les nourrissons.

Le BCG, qui n’est plus obligatoire depuis 2006, est disponible dans les PMI et les centres antituberculeux.

Mme Jacqueline Gourault. – J’insiste ! Pourquoi seuls les vaccins hexavalents sont-ils sur le marché ? Nombreux sont ceux qui craignent les effets secondaires de leurs adjuvants… Cela renforce la méfiance à l’égard des vaccins, ce qui irait à l’encontre de la santé publique. Les pédiatres de mon département sont inquiets. »

 

    Laissez une réponse

    • (Se sera pas publier)