Vers une diminution de plus d’un quart des classes bi-langues en Loir-et-Cher?

Dans une question écrite qu’elle a déposé fin février, Jacqueline Gourault attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les disparités que connaissent les territoires quant à la suppression des classes bi-langues et européennes dans le cadre de la réforme des collèges pour la rentrée de 2016.

Ces classes bi-langues et européennes ont participé depuis leur création, en 2004, à la relance de l’enseignement des langues étrangères et notamment de l’allemand, y compris dans les zones rurales et d’éducation prioritaire. Par ailleurs, ces classes participent aux bonnes relations entre les pays concernés et notre pays, et contribuent à l’appropriation de l’identité européenne par nos enfants.

Aujourd’hui, malgré la communication du Gouvernement, l’inquiétude des Français est grande car il est manifeste que tous les collèges ne sont pas logés à la même enseigne. Les variations s’avèrent très importantes d’une académie à l’autre car le choix du maintien des classes bi-langues est « confié à l’appréciation intelligente des recteurs ». Les suppressions s’observent majoritairement dans les petits collèges de province et en milieu rural.

Sur l’académie d’Orléans-Tours, plus d’un quart des classes bi-langues devraient disparaitre. Avec une telle opacité et de telles différences de traitement, le Gouvernement nourrit les inégalités territoriales, tout en allant à l’encontre des objectifs nationaux d’intensification de l’apprentissage des langues étrangères.

Aussi souhaite-t-elle savoir quelles actions le Gouvernement entend entreprendre pour mettre fin aux grandes disparités liées à la l’éviction des classes bi-langues et, ainsi, ne pas pénaliser les élèves de tous les territoires qui souhaitent apprendre une langue étrangère et s’ouvrir à d’autres cultures.

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